Lectures

Rupture et conséquences – Madeleine StJohn

Coucou les bouquineurs,

J’espère que vous allez bien de votre côté de l’écran. I’m back.

Je m’excuse (vite fait) d’oser vous balancer ce titre en pleine poire, sans sommation. Mais c’est du meilleur effet…

Ce bouquin m’est tombée dessus sans prévenir, lui non plus. J’ai commencé à le lire dans le rayon_ son titre ayant outrageusement répondu à mes propres ondes silencieuses_ et je n’ai pas pu le reposer.

Suis rentrée chez moi (avec quelques autres bouquins et articles de papèterie sous le bras, vous me connaissez ^^ ) et j’ai dévoré ce roman, pas très long, hyper bien écris et dont le réalisme des sentiments et des dialogues m’a vraiment convaincu, même si le scenario est assez simple. Ce livre dépeint des émotions et des réflexions, si vous cherchez de l’intrigue à suspense et une complexité narrative de dingue, passez votre chemin.

C’est donc l’histoire de Nicola, une jeune femme qui ne s’attendait pas, mais pas du tout, à ce que son conjoint depuis quelques années, décide de la larguer. Ce soir. Comme ça. Alors qu’elle était descendue acheter des cigarettes, et qu’elle n’a même pas enlevé son manteau. Jonhattan, beau gosse BCBG qui travaille à la City de Londres, lui annonce froidement qu’il a déjà tourné l’affaire dans tous les sens mais que voilà, c’est fini, il ne l’aime plus. Oh et puis, elle doit lui revendre sa part de leur charmant appartement de Notting Hill.

Aoutch.

Franchement, avouez que c’est insupportable de commencer une histoire comme ça, et que pour peu qu’on soit doté d’un minimum d’empathie_ en tant que lecteur tout du moins_ on est obligé de lire la suite.

Comme annoncé dans le titre, le roman s’attache à dépeindre tout ce qui se passe après la-dite déclaration. Choc, déni, explications, colère, désespoir, nouveau départ, deuil, doute, questionnement existentiel…

Mais on suit également les étonnements_ et jugements_ dans la tête et le cœur de leurs proches. Chacun y va de son commentaire, mêmes si les amis sont plutôt dans le soutien et l’humour. Ils répondent présent pour aider la pauvre gourde de Nicola… la jolie et sensible Nicola… qui s’est quand même bien fait avoir.

Les tranches de vies s’enchainent avec fluidité, humour et élégance. Ce roman est presque comme un script des conversations de tous les personnages et il est très immersif.

Et puis, la rupture surprise remue les amis dans leurs entrailles. Les uns et les autres prennent parti. J’ai regretté quand même un certain conformisme dans la pensée hommes vs femmes. Mais bon …

Par contre, c’est vrai aussi que lorsque vos meilleurs potes se séparent, ça fait toujours bizarre. Certains ont soudain l’impression qu’un œil invisible les observe et les jauge : est-ce que notre couple à nous est harmonieux ? est-ce qu’on finira comme eux ?

eh ouais, je rime

La plume de l’autrice australienne est extrêmement dynamique. J’ai eu l’impression que tout le roman était en fait comme un dialogue détaillé, vif, entrecoupé des introspections utiles et émouvantes de Nicola et Jonhattan.

J’ai beaucoup aimé le naturel de ces dialogues. On va dire un naturel présent à 80% car parfois, les répliques du tac au tac relève plus de la pièce de veau-de-ville que du roman. C’est la seule chose qui m’a un tant soit peu déconnectée du réalisme de l’histoire.

J’ai aimé que dans ce roman, tout ne soit pas tout noir et tout blanc. La plaquée est certes, en quelque sorte, une victime, mais elle n’est ni parfaite ni innocente et c’es très intéressant de la découvrir au fil de son propre recul sur les faits. Le plaqueur, lui, apparait initialement comme un manipulateur sans cœur, et puis on découvre ses faiblesses, ses millions de questions internes, sa culpabilité car il est convaincu qu’il est incapable d’aimer… Ils sont touchants tous les deux.

Toutes les nuances sont décrites, comme dans la vraie vie …

Snif.

Et la fin ? Happy end ou pas ? A vous d’en décider 🙂

Conclusion

Ce roman fut une très belle et touchante parenthèse dans un week-end tout en introspection et émotion. Il m’a apporté des réponses (haha il vous tarde déjà de connaître la fin, avouez) et je suis ravie de cette découverte.

A propos du livre lui-même, il a déjà été publié en 1997 en fait, quasi en même temps que Le Journal de Bridget Jones, ma grande copine. L’histoire est légèrement décalée dans le temps par rapport à aujourd’hui, et pourtant je l’ai trouvée extrêmement contemporaine. Sans date en fait.

Universelle…

Je donne donc 10 points à Serpentard

|j’ai décidé à l’unanimité que les auteurs australiens seraient dorénavant à Serpentard].

Alors, il vous tente ce pot de marmelade ?

xoxo

Sushi

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s