Red Rising

Hello les bouquineurs ! 

Est-ce que le printemps fait mine de se montrer du côté de chez vous ? Aujourd’hui sur Bordeaux c’était grand ciel bleu. Avec ces températures indécentes, j’ai profité de ma terrasse pour terminer Red Rising, tandis que mes chats tentaient de choper les lézards les plus téméraires 😉

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Pour commencer, je précise que nous avons déjà parlé de ce livre sur ce blog: c’était l’article de BlackCat, qui est une grande fan de cette trilogie (Red Rising / Golden SOn / Morning Star). C’est d’ailleurs précisément son livre, gentiment prêté depuis une décennie, qui m’a accompagné dans cette découverte de l’univers de Pierce Brown. Le tome 1 est sorti en 2014, et le tome 4 est sorti en 2018.

J’aime beaucoup cette histoire d’aventure et son héro Darrow. Il est trop fort, et franchement il a pas une vie facile …  J’aime aussi beaucoup tout ce qui se passe sur Mars. Ouais c’est une destination qui me fait envie 😉

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Couverture édition limitée 2018

Mais j’avoue que quelques détails m’ont gêné au fil de ma lecture. Je dirais donc que c’est une bonne lecture, mais qu’il manque encore quelque chose pour que ça devienne un coup de cœur. Peut-être grâce aux prochains tomes ? Je m’explique.

*Résumé*

« J’aurais pu vivre en paix. Mes ennemis m’ont jeté dans la guerre. » Darrow n’est pas un héros. Tout ce qu’il souhaite, c’est vivre heureux avec l’amour de sa vie. Mais les Ors, les dirigeants de la Société, en ont décidé autrement. Ils lui ont tout enlevé : sa raison de vivre, ses certitudes, jusqu’à son reflet dans le miroir. Darrow n’a plus d’autre choix que de devenir comme ceux qui l’écrasent. Pour mieux les détruire. Il va être accepté au légendaire Institut, y être formé avec l’élite des Ors, dans un terrain d’entraînement grandeur nature. Sauf que même ce paradis est un champ de bataille. Un champ de bataille où règnent deux règles : tuer ou être tué, dominer ou être dominé.

*Mon avis*

J’ai déjà lu beaucoup d’histoires évoluant dans une société de classes,  menée par une caste dominante et tyrannique, au cours desquelles un personnage venu des bas-fond va gravir tous les échelons et franchir toutes les barrières pour « libérer » toutes les castes inférieures. Et le principe du « terrain d’entrainement » et du jeu qui vise à tuer les plus faibles, on connait aussi. Du coup j’avoue que si Black Cat ne m’avais pas dit énormément de bien de ce livre, je ne l’aurais pas choisi dans un rayon…

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C’est donc un savant mélange de HungerGames et d’un jeu de guerre pour garçon. L’auteur et le héros étant mâles, ça change un peu. Je m’étais habituée aux protagonistes femelles et à leurs niaiseries. (je plaisante… ne montez pas sur vos grands chevaux ceci est un cliché provocateur…)

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Alors ce que j’ai aimé en premier c’est le scénario.

En effet, dès le premier chapitre, on sent que des mensonges ou des manipulations se trament, que tout est plus complexe qu’il n’y parraît, et on a peur de ce qui pourrait arriver à ce héros et à sa famille. Et puis tout avance plutôt vite (c’est aussi un défaut parfois) : au moins, on ne s’ennuie pas !

La première partie de l’histoire se déroule dans les souterrains de Mars, où les Rouges, la classe du jeune Darrow et de sa belle Eo, sont forcés de creuser pour terraformer la planète Mars en vue de l’arrivée du reste de la population Terrienne qui veut échapper à la mort. Ils extraient un minerai permettant de créer une atmosphère respirable, dans le but de sauver l’humanité. Ce sont des travailleurs avec un grand sens du sacrifice, à qui tout est interdit, même le chant…

Pendant cette partie, on se familiarise aussi avec la plume de l’auteur qui est directe et souvent vulgaire. La narration se fait à la 1ere personne et Darrow, comme tout homme de sa condition, parle un argot imagé riche en gros-mots.

Vous allez me dire, et alors ? On a pas 5 ans, on n’est pas choqué par des gros-mots. Ce n’est pas ce qui m’a dérangé. En fait j’étais juste surprise tout à coup, de voir apparaître le mot « couille » ou « pisse » … dans des moments de tensions, ça m’a fait sortir de l’histoire. Je ne sais pas trop comment l’expliquer autrement. Voilà.

Il ne se passe rien de vulgaire en soi dans le livre, (rien de plus vulgaire que d’habitude je veux dire) mais le niveau de langue de Darrow est perturbant au début. On s’habitue très vite cependant, et je trouve que cela rajoute au réalisme du personnage : on rentre dans son monde, dans son quotidien, dans sa peau.

Puis tout bascule et Darrow se retrouve entraîné dans un combat qui n’est pas le sien. Je peux vous dire sans spoiler, puisque c’est dans la 4eme de couverture, qu’il va donc s’infiltrer dans la plus haute caste de la Société, celle des Ors, afin de tenter de remporter leur initiation guerrière pour avoir une chance de détruire le système de l’intérieur. J’ai beaucoup aimé tout le passage concernant la transformation de Darrow, mentale et physique, pour devenir un espion. Il y a de nombreuses révélations et on comprend alors les Fils D’Arès, le groupe terroriste qui essaye de changer ce système profondément injuste et violent.

Je ne vais pas en dévoiler plus sur l’histoire. Juste partager mes sensations concernant ce « Jeu de Guerre » à l’Institut. J’ai retrouvé un peu de HungerGames dans cette quête de survie et ces stratégies. Mais soudain il y avait trop de personnages et des descriptions pas très claires entre les collines, les châteaux, les ruisseaux et compagnie et j’étais souvent perdue… Pourtant il y a une carte au début du livre. J’ai juste pas eu envie de faire l’effort de mieux comprendre.

Il y a beaucoup de batailles dans un sens puis dans l’autre avant qu’on arrive enfin au coeur de l’action en fait et j’ai pas trop aimé ce passage. Encore une fois j’étais un peu perdue et je me demandais où on allait.

Par contre, la deuxième partie du livre est beaucoup plus accrocheuse car Darrow évolue et gagne en puissance dans le jeu. Des amitiés se lient et les ado se forgent de véritables personnages pour survivre. Globalement j’ai regretté qu’on doive attendre autant avant de vraiment connaître les autres personnages.

Les jeunes Ors plongés dans ce jeu sont répartis dans 12 maisons, correspondant à leur personnalité (hey… Divergente ?) et représentant les dieux Romains (ce sont les dieux Grecs dont les Romains ont juste changé les noms) : Mars, dieu de la guerre, Apollon, dieu du soleil et de la beauté, Minerve, Diane, Jupiter (Zeus) etc…  J’ai trouvé dommage qu’on n’en n’apprenne pas davantage sur les autres maisons et les autres personnages. Bon.

Parmi les autres personnages, j’ai beaucoup aimé Sevro. C’est vrai qu’il part mal mais dès le début il m’a intriguée et je suis très contente de son évolution. Complètement fou. J’adore. Il m’a fait penser à une version ado de Floki, dans la série Vikings, vous voyez ?

Les dialogues sont souvent bizarres. On sait qu’ils utilisent un langage spécial mais je n’ai pas franchement accroché à ça non plus. Je ne sais pas si ça provient de la traduction. Il y a beaucoup d’insultes, de provocations et de réparties puériles … ça fait partie de leur guerre mais bon franchement c’est pas utile… je sais pas.

Globalement j’ai apprécié le rythme endiablé et les multiples rebondissements. Franchement, le déroulement est totalement imprévisible et j’ai eu plaisir à être surprise ! (J’en ai marre de deviner ce qui va se passer dans les romans…) J’ai eu du mal à lâcher le livre le soir et dès la moitié du livre passée, je n’ai pensé qu’à le terminer au plus vite pour savoir qui allait survivre et comment. Très intense. Très bien.

L’univers guerrier n’est pas ma tasse de thé mais la mythologie gréco-romaine a su me convaincre. En plus, j’ai adoré tout ce qui touche à la survie : chasser, ne pas mourir de froid, se battre à main nue ou avec des armes préhistoriques, faire du feu …  comme vous l’avez compris d’après mes lectures, c’est un thème qui me plait ! (Même si je n’aimerait pas du tout être à la place des personnages hein ^^)

La fin m’a satisfaite sur quasiment tous les plans, et je me suis dépêchée de me procurer le tome 2 pour savoir ce qui va se passer ensuite …

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Couverture édition Limitée et signée, GrimOak Press / Note : Darrow dans sa combinaison de Fossoyeur

*Conclusion*

Red Rising c’est un héro hors du commun et attachant, de la testostérone, de la guerre, de la stratégie et un chouilla d’amour et d’amitié.

Un style d’écriture qui ne m’a pas convaincue, malgré le narrateur à la 1ère personne, je ne suis pas complètement rentrée dans le personnage ni dans l’histoire. J’avais plutôt l’impression d’être un observateur extérieur, certes très intéressé mais pas « dans » l’histoire.

J’ai beaucoup aimé la complexité et la maturité de l’histoire et des personnages, et il me tarde d’en savoir plus sur les événements complexes qui s’annoncent …

Une très bonne surprise. Je recommande totalement.

*Note* 4/5 

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3 réflexions sur “Red Rising

  1. C’est vrai que les dystopies avec un système de caste, on commence à env avoir beaucoup en littérature. Mais on ne me dit que du bien de cette saga, en tout cas du premier tome, donc je pense me lancer et j’espère être tout aussi surprise que toi.

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