Ciné & Séries

Passengers : une auteure dans l’espace

Coucou les bouquineurs mateurs de télé

Black Cat et moi, nous nous activons pour reprendre un rythme de publication plus régulier 🙂 Nous avons lus pleins de choses intéressantes… En attendant nous revoici pour une chronique Cinéma !

Je voudrais vous parler du film Passengers, sorti en Décembre 2016 déjà, avec Chris Pratt, Jennifer Lawrence et Michael Sheen. Vous l’avez certainement déjà vu, et c’est tant mieux. J’adore ce film, et il m’a beaucoup inspirée en tant qu’apprentie écrivain.

Cet article s’adresse plutôt à ceux qui ont vu le film et souhaitent en discuter, car il est assez détaillé et contient des SPOILERS…. Si vous n’avez pas vu le film, je vous en prie faite-le (il est top !) et revenez ^^

C’est bon, vous êtes sûrs ? C’est parti.

Passengers : d’amour, de mort et de voyage infini

Petit rappel Alors que 5.000 passagers endormis pour longtemps voyagent dans l’espace vers une nouvelle planète, deux d’entre eux sont accidentellement tirés de leur sommeil artificiel 90 ans trop tôt. Jim et Aurora doivent désormais accepter l’idée de passer le reste de leur existence à bord du vaisseau spatial. Alors qu’ils éprouvent peu à peu une indéniable attirance, ils découvrent que le vaisseau court un grave danger. La vie des milliers de passagers endormis est entre leurs mains.

Tout d’abord, j’ai été surprise de lire sur internet que « la critique » n’avait pas du tout aimé ce film. Moi, la première fois que je l’ai vu, j’ai plongé à fond dans l’histoire, j’ai été déboussolée en suivant Jim dans son naufrage, puis émue et puis de plus en plus curieuse de savoir ce que nous vend le synopsis c’est à dire « pourquoi ont ils été réveillés » et que va-t-il leur arriver ?

Je vais partir à l’envers et commencer par vous parler de ce qui ne va pas dans ce film … Mais attention, qui aime bien, châtie bien ^^

Le rythme est un peu spécial, l’histoire ne commence pas vraiment au réveil de Jim, même si c’est son histoire… c’est un peu long à se mettre en place.

Il y a des détails peu crédibles et je ne les qualifierais pas d' »incohérences » car une incohérence c’est quand le film se prend les pieds dans le tapis, non ce sont plutôt des choix narratifs un peu « faciles » genre :

n°1 : le vaisseau le plus hype, le plus high-tech, le plus luxueux du monde, n’a pas un pauvre petit système d’alarme qui réveille le personnel compétent en cas de panne gravissime du système ?! Non non il reste là à buguer comme un micro-onde en panne pendant dix ans…. Soit.

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Le vaisson Avalon : Spaceship-goal !

n°2 :  il n’y pas un deuxième foutu « auto doc » pour 5000 passagers ?! Are you fucking kidding me ?!!?? Du coup on se retrouver dans un final à la Titanic (alors qu’il y avait largement de la place pour 2 sur cette foutu planche).

n°3 :  Le film présente la relation entre Jim et Aurora comme improbable en donnant l’impression que Aurora est trop bien pour Jim. On nous sert ça à plusieurs reprises :

« Je me disais qu’un gars comme vous avais vraiment de la chance de s’être retrouvé avec une fille comme elle« …

Bien sûr elle est sublimissime (attend la meuf c’est Mystique ET Katniss Everdeen). Mais vous ne ferez pas croire à une seule femme (hétéro) sur cette terre que c’est A.F.F.R.E.U.X. de se retrouver coincée avec un gars « comme ça » …

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Ok tous les goûts sont dans la nature mais le gars c’est Star-Lord et il est aussi dresseur de dinosaure ! Merde

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Bin quoi … il le remet son t-shirt ^^

Ce qui est difficile à encaisser dans cette histoire, c’est qu’au départ  on nous vend un voyage spatial avec un mystère insondable sur la raison de la sortie d’hibernation des protagonistes. Or ce n’est pas du tout le sujet du film !

On apprend entre la poire et le fromage que bin oui, comme on le soupçonnait bêtement depuis le début, les pod de cryogénisation sont tombés en panne alors qu’ils étaient sensés être infaillibles, comme le Titanic. Point. Il y a une raison technique à la panne. Point.

Du coup on se sent un peu trahi de s’être pris la tête tout le long, pour imaginer un truc hyper complexe derrière le réveil de Jim, alors que les scénaristes n’en n’ont visiblement pas fait autant.

Franchement, j’ai même sérieusement soupçonné Arthur, le bar-man androïde, d’avoir fait le coup (avec une cuillère, dans le salle à manger ).

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Mais finalement, la narration ne s’arrête pas là, et le film reprend un deuxième souffle une fois ces «  »révélations » » passées.

Et sans transition on passe à ce que j’ai ADORé dans ce film :

C’est une histoire de survie, d’amour et une réflexion sur nos choix de vie.

Nous aussi, comme Aurora et Jim, on rêve d’extraordinaire, de tout recommencer, pourquoi pas dans un « monde » nouveau (à l’étranger, ou dans une grande ville, ou à l’autre bout du monde avec un sac à dos) bref d’une vie extraordinaire, que ce soit pour la gloire, le développement personnel ou pour être utile (missions humanitaires etc).

Et parfois, comme les personnages, on ne se rend pas compte de ce qu’on a. Jim et Aurora sont certes dans une belle merde, mais ils sont en vie, en bonne santé, dans un vaisseau luxueux qui peut les héberger toute une vie.

Ils possèdent davantage que des milliers d’êtres humains sur Terre : ils ont la paix, la sécurité, de la nourriture à volonté, des loisirs, et même quelqu’un qui les aime...

Couple-goal XD

Mais ils ne se rendent compte de tout cela que lorsqu’ils perdent leurs privilèges : d’abord le vaisseau, puis la santé, puis l’un et l’autre.

Le sens de ce film c’est vraiment ce que Aurora fait remarquer ironiquement à la fin : « quelle vie d’enfer« …

Bin ouais mais il vous a fallu traverser toute une tempête pour vous en rendre compte. Heureusement, il y a les livres et les films pour nous y faire penser.

Comme c’est quand même un film américain et qu’ils aiment bien insister lourdement pour qu’on comprenne bien, il y a le message vidéo de la pote de Aurora, qui contient ce message important et un peu naïf :

 » Tu n’as jamais été heureuse ici (sur terre), alors que tu aurais pu faire tout ce que tu voulais ici aussi. J’espère que tu réalisera qu’on a pas besoin de faire des choses extraordinaires pour être heureux. J’espère que tu rencontreras quelqu’un qui te combleras et que tu sauras lui ouvrir ton coeur »

C’est simple, mais c’est beau.

La deuxième force de cette histoire c’est le jeu des échelles temporelles  et des liens entre les personnages.

Déjà quand Jim envoie un message vidéo sur Terre pour réclamer des secours, et que l’automate, tout en lui facturant 6000€ pour ce service, lui annonce qu’il aura une réponse dans … 55 ans : ça c’est du délais postal mon gars !

Puis quand on comprend que le voyage devait durer 120 ans et qu’il reste 90 ans avant l’arrivée … c’est vertigineux d’être pris au piège dans « ce voyage sans fin, qui n’arrivera jamais » comme dit Aurora.

A la fin, les naufragés laissent un héritage à l’équipage et aux autres passagers du vaisseau qui s’éveillent à leur tour. J’ai trouvé ça super beau.

J’aurais aimé en savoir plus et MON DIEU j’aimerais trop lire ce bouquin qu’écrit Aurora Lane. Ce qui nous mène au point suivant que j’ai adoré dans ce film :

Un écrivain en voyage dans l’espace !

Passengers

Franchement, il me semble que c’est une première. Dans l’espace on a souvent des techniciens de tous bords, des biologistes, des toubibs, des chercheurs, des aventuriers, voire des hommes de foi, mais des artistes franchement… ?! Donc 10 point pour gryffondor pour l’originalité de ce personnage.

Le personnage de Jim aussi est original : un méca(tro)nicien qui part dans un nouveau monde car sur Terre, où l’on ne répare pas mais on remplace, il n’a plus d’utilité. Ils vont tellement bien ensemble.

Ecrivaine qui essaye de se faire une place dans l’ombre du Pulitzer de son père, Aurora Lane, qui n’a cessé d’appliquer les principes paternels, se lance à l’aventure pour raconter une grande histoire.

Aurora: My dad used to day, « If you live an ordinary life, all you’ll have are ordinary stories. You have to live a life of adventure. »

Quelle aventure plus inédite et excitante que celle de faire 120 ans de voyage, pour vivre 1 an dans une colonie extraterrestre, puis rentrer sur Terre et raconter cette histoire … !

Writing spot – goal !

Aurora dit à Jim qu’avec une vue sur les gratte-ciels et du café elle peut écrire toute la journée, et on la comprend ^^ Dès qu’elle évoque son projet d’écriture avec le personnage de Jim, je me suis hyper identifiée à elle et je me suis dit « Ouaw, quelle énorme histoire à raconter! ».

C’est en cela que ce film m’a complètement retourné la tête : j’ai imaginé une suite, une fin alternative … j’ai tellement envie de vous le faire partager pour avoir votre avis ^^

J’adore les histoires d’exploration de nouveau monde, de la vie des pionniers. Que ce soit dans le thème far-west comme dans Horizon Lointain avec Tom Cruise et Nicole Kidman, ou thème Sci-Fi comme dans TerraNova, (une série où l’humanité en faillite envoie un groupe de colons à l’époque des Dinosaures pour tout recommencer).

Et il y en a plein d’autres, y compris en romans. La saga Phobos était très prometteuse sur ce plan là (on en reparlera).

Mon projet c’est de lire / voir un maximum de ces histoires pour en écrire une originale. Oui je sais, j’aime bien me lancer des défis inaccessibles.

Voilà donc pourquoi j’ai adoré  : ce film appuie pile là où mon imagination me démange !

Ce que je veux dire c’est que grâce à ce film j’ai réalisé que j’ai vraiment envie d’écrire une histoire d’exploration et/ou de voyage dans l’espace. Ça vous fait une belle jambe ? Bin moi ça m’en fait une belle, de mettre enfin le doigt sur ce que j’ai envie d’écrire 🙂

Voilà, je vous laisse là-dessus en espérant lire de nombreux commentaires pour partager vos points de vue sur ce film :

  • aimé, pas aimé ? Pourquoi ?
  • curieux/se de ce qui pourrait se passer après ?
  • dans cet article, j’aurais du mettre plus de photos de Jim aka Star Lord aka le dresseur de Raptors aka Chris Pratt ?

Bisou Bisou

Sushi

 

3 réflexions au sujet de “Passengers : une auteure dans l’espace”

  1. J’ai adoré ce film. Je le trouve plutôt bien fait et l’histoire est captivante. L’alchimie entre les acteurs est tout simplement parfaite. Mais je comprends ton point de vue concernant tout ce qui est technique de l’appareil. Avec toutes ces nouvelles technologies, ils ont peut-être pensé que le système était infaillible mais bon, quand même !

    Aimé par 1 personne

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