Silo – Un nouveau livre culte

Coucou les bouquineurs !

Il me tardait de vous parler de ce coup de cœur de Janvier, voire de 2018 ! Il y a beaucoup de choses à dire sur ce livre de Hugh Howey et sur l’histoire de sa création qui est digne d’un conte de fée moderne. Je suis trop excitée, je ne sais pas par où commencer ! Peut-être par la 4ème de couverture ? Pour situer …

Dans un monde postapocalyptique, quelques milliers de survivants occupent un silo souterrain de 144 étages. Presque tout y est interdit ou contrôlé, y compris les naissances. Ceux qui enfreignent la loi sont expulsés en dehors du silo, où l’air est toxique. Avant de mourir, ils doivent nettoyer les capteurs qui retransmettent des images brouillées du monde extérieur sur un écran géant. Mais certains commencent à douter de ce qui se passe réellement dehors.

SILO [titre original WOOL], c’était à l’origine une nouvelle de 60 pages que l’auteur avait auto-publié sur le web et que les premiers lecteurs américains ont lu pour 99 cents. Remercions ces premiers lecteurs, qui grâce à leurs messages, ont incité Hug Howey à écrire plus qu’une nouvelle : un véritable roman, que dis-je … une trilogie !

La nouvelle du départ correspond aujourd’hui à la première partie du roman retraçant l’aventure du Sherif Holston. Un shérif ?? Oui oui.

Le silo héberge une société complexe dirigée par un maire et régulée par un shérif. On y trouve aussi une infirmerie, un système d’éducation des jeunes, des bureaux, des appartements… Il n’y a pas d’ascenseur et on navigue lentement et laborieusement entre les 144 étages, au moyen de l’escalier central qui est la moelle épinière du silo.

Les travailleurs du fond, aux machines, alimentent le tout en énergie et sont priés de ne pas trop la ramener, les fermes hydroponiques font pousser ce que l’on y mange, et à la cafétéria du niveau 1, au plus près de la surface, il y a la vue. L’écran géant montre ce qu’est devenu le monde : un sol mort, des vents violents, et une colline à quelques centaines de mètres sur laquelle on distingue les silhouettes des Nettoyeurs

Les habitants du silo ne savent pas comment on en est arrivé là, ni depuis combien de temps, ils sont nés dans cet univers soumis à une sorte de police de la pensée avec de nombreux sujets tabous. Si jamais l’un d’eux devient « fou », c’est à dire ressent le besoin de sortir… eh bien on l’y autorise.

Sauf qu’il ne pourra survivre dehors que quelques minutes, malgré la combinaison de survie et que pendant ce temps, il devra nettoyer les capteurs qui permettent au silo de voir l’extérieur.

Voici donc l’univers sordide qui a germé avec brio dans la tête de Hugh Howey, ancien capitaine de voyage (so exotic !)  puis employé de bibliothèque universitaire (ça c’est de la reconversion…).

On va pas tourner autour du pot 107 ans, voici la note, sans grande surprise :

note5

 

L’histoire

Il est vrai que le début du livre est TRES surprenant (difficile d’en dire plus sans spoiler), et que la narration est assez peu conventionnelle. Je me suis sentie un peu perdue voire trahie mais largement consolée par la suite. Au départ, on a du mal à s’intégrer à la vie du Silo : tout est étrange, le vocabulaire, les habitudes, on ne comprends pas bien pourquoi ces êtres humains seraient devenus si différents de nous… et pourtant.

Dans la 2ème partie, de nombreuses questions m’ont assaillies et j’ai senti que malgré mes réticences du départ, je me laissais finalement emporter par les événements. On veut savoir pourquoi on en est arrivé là ? Qu’il y a t il réellement dehors ? Quels sont les secrets qu’on semble leur cacher ? Quel est l’avenir de tous ces gens, enfermés sous terre sans aucune possibilité de sortir un jour ?! Que c’était angoissant ! J’ai eu l’impression de devenir claustrophobe…

Dans les troisième et quatrième parties, les révélations et l’action prennent le pas et je n’ai simplement pas pu poser le livre ! Voilà.

Une fois ma lecture terminée, j’ai d’abord eu l’impression d’avoir pris une grande baffe. Les réflexions de l’auteur sur la nature humaine sont vraiment percutantes. J’ai ressenti plein d’émotions et une grande excitation. Et j’ai été touchée par les connexions qui existent entre les personnages, ce qui rend tout cela réaliste, poétique et profond.

Dans la presse, j’ai lu que Silo était un « Objet Littéraire Non Identifié« , une « révélation« , un « nouveau classique de SF » et je suis d’accord avec tout ça.

S’il est classé dans les rayons de Science-Fiction, il n’appartient pas réellement à un seul genre car on y retrouve du polar, de la politique sociale, de la survie en mode western et même de la romance.

J’ai trouvé l’écriture de Hugh Howey fluide et agréable, avec de belles tournures de phrases que j’ai gardé en mémoire (comme « son sourire projetait des ombres »). J’ai adoré la subtilité de cette plume, dans les mots comme dans le scénario. Je me suis laissée surprendre plus d’une fois, alors que j’arrive d’habitude à deviner les intrigues de pas mal de bouquins… C’était donc très agréable !

J’ai remarqué avec lassitude que Hugh Howey passait beaucoup de lignes à décrire les douleurs dans les jambes des personnages qui montent ou descendent les étages. Un peu la même sensation de ras le bol que j’avais ressentit envers Suzanne Collins, qui passait des paragraphes à décrire la nourriture à chaque repas dans le moindre détail dans Hunger Games. Certaines répétitions sont parfois un peu lourdes, mais probablement nécessaires à la projection.

J’ai beaucoup apprécié que des points de vues très différents s’enchaînent au cours de l’histoire : des hommes, des femmes, des jeunes, des vieux, l’auteur nous met à l’aise avec tous ces personnages et leurs questionnements les plus intimes.

Autour du livre

Sachez qu’il existe un préquel « Silo Origines », qui est situé chronologiquement en partie avant le tome 1, et en partie à la suite du tome 1; ainsi qu’une suite-suite « Silo Générations ». Donc pas de bourdes : il faut lire dans l’ordre Silo puis Silo-Origines puis Silo-Générations.

Il existe une édition Livre de Poche à pas cher (8,60€) avec de jolies couvertures :

une édition Actes Sud avec des couvertures affreuses :

Silo de Hugh Howey
… jugez par vous-mêmes…

et une intégrale (Actes Sud également) à la couverture intermédiaire, un peu rétro, qui à le mérite de rassembler le tout, pour vous éviter d’être en galère à la fin du 1…

Silo

OUI j’ai du absolument enchaîner avec la suite, pas à cause d’un vulgaire cliff-hanger, mais pour assouvir un immense besoin de réponses, que le préquel est en train de m’apporter avec satisfaction (j’en suis déjà à la moitié).

L’auteur aurait également publié d’autres romans, comme Phare 23, dont je ne sais pas grand chose pour le moment.

Et surtout… sachez que les droits de la trilogie ont été achetés par la 20th CenturyFox et que Ridley Scott lui-même serait en cours de préparation d’une adaptation cinéma, que j’attends avec impatience !

Alors, ça vous tente ?! Vous êtes déjà conquis ? Vous n’avez pas aimé ? Dites moi tout…

 

 


7 réflexions sur “Silo – Un nouveau livre culte

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